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Le PNRBV tue la biodiversité dans le massif et déguise son forfait derrière le réchauffement climatique.

Cette année encore, et cela dans la continuité des années précédentes, on constate une diminution sensible des plants d’arnica sur les sites de cueillette autorisées des hautes chaumes.

Une communication récente du Parc prétend avoir identifié le coupable. Ce serait le réchauffement climatique.

Cette allégation administrée dans l’ignorance volontaire d’autres facteurs locaux a soulevé une vague d’indignations de la part de petits cueilleurs locaux et de botanistes spécialistes de la flore du massif vosgien. Nous comprenons la difficulté pour eux d’exprimer ouvertement cette indignation, notre association s’est par conséquent saisie de cette question comme elle l’avait fait il y a trois ans, sur le même sujet.

Tout d’abord réglons son compte à l’argument du réchauffement climatique. Pour se convaincre que celui-ci ne porte qu’une partie de la responsabilité, il suffit de savoir qu’en France on trouve l’arnica dès 600 mètres d’altitude, il y a donc de la marge au Markstein, mais surtout il suffit d’observer l’abondante floraison sur les chaumes protégées de la cueillette industrielle et des pratiques agricoles inappropriées. On peut également observer, ici et là, certains des talus de la route des crêtes couverts de fleurs et notamment d’arnica, la floraison cessant brusquement au-delà du talus ! Les effets du réchauffement climatiques s’ils sont bien réels, s’appliquent sur l’ensemble du massif, et ne peuvent présenter des variations d’une telle ampleur à quelques mètres de distance.

Qu’en est-il en réalité de la situation de la biodiversité sur le massif, car c’est de cela qu’il s’agit ; la disparition de l’arnica sur certaines zones est ici le signe d’une dégradation inquiétante de la biodiversité. Si l’arnica disparaît, d’autres plantes des sols pauvres et acides disparaîtront également : elle est indicatrice de l’évolution des milieux ouverts vosgiens. Ce processus est déjà très avancé à de nombreux endroits, transformant les sommets vosgiens autrefois colorés et odorants, riches de plantes variées en espace de culture à foin uniforme. Sont en cause ici, les pratiques agricoles inappropriées que sont par exemple l’apport de chaux ou d’autres produits alcalinisant, permettant de favoriser une végétation plus grasse et de convertir les landes d’altitude en prés de fauche. Ces prairies artificialisées sont alors expurgées des plantes typiques des Hautes-Vosges dont l’arnica fait partie. Ces pratiques agricoles doivent être rapportées à la situation qui est faite à l’agriculture de montagne, confrontée comme la plupart des activités agricoles à une course en avant à la productivité, et mise dans l’obligation d’utiliser toujours plus d’intrants pour produire toujours plus. Elles sont également le fruit de l’artificialisation croissante des sols en plaine et la disparition concomitantes des prairies de fauche, processus qui participe de la même logique.

Après les pertes subies au Steinlebach ou au Kastelberg (Alsace Nature, 1994), pelouses et landes d’altitude subissent de nouvelles pressions. La régression de l’arnica suit celle de la pelouse à Nard raide dont la plante est constitutive (Guide phytosociologique des prairies du massif des Vosges, 2017). La dérive et la transformation en pâture de cette pelouse procèdent principalement des pratiques agricoles pointées plus haut.

La flore typique des hautes chaumes semble désormais reléguée aux talus routiers et aux rares sites efficacement protégés, exempts d’apport d’engrais et de chaulage. On y trouve des plantes menacées en Alsace et/ou en Lorraine, dont des relictuelles uniques du massif (Carbiener, 1966) : Anémone d’Autriche, Lycopode des Alpes, Orchis blanchâtre, Pensée des Vosges, Sélin des Pyrénées…

Faut-il souligner l’immense responsabilité du Parc dans ces pratiques ? Non seulement, il ne s’oppose pas mais il les justifie le plus souvent. Or, le PNRBV est la structure animatrice et protectrice du site Natura 2000 « Hautes-Vosges » qui englobe la crête principale des Vosges et dont les habitats à maintenir sont les pelouses et landes d’altitude…

Et l’on sait que « Les hautes chaumes et leur cortège végétal diversifié ne peuvent subsister qu’au moyen d’un pâturage extensif, traditionnel, avec une charge animale légère et des apports en fertilisants ou amendements très limités » (Formulaire Standard des Données, https://inpn.mnhn.fr).

La cueillette elle-même soi-disant réglementée et strictement contrôlée par le Parc ne peut être ignorée dans les causes de l’effondrement de la ressource. En effet, les grands laboratoires récoltent les plantes entières, en arrachant donc les plants, racines comprises, alors que les cueilleurs “artisanaux” se contentent des capitules, ne remettant donc pas en cause la floraison de la plante l’année suivante. Sur le site (on devrait dire l’ancien site) du Treh, il est aisé de constater en 2022 que les rares plants en fleurs censés, toujours selon le Parc, ré-ensemencer la chaume annoncent leur fin prochaine. Les amendements agricoles devenus la coutume, des quotas de récolte trop élevés et l’arrachage des plants ne permettent pas le renouvellement de la ressource. Tout le monde sait cela, sauf le Parc !

Résultat : le site de cueillette “exemplaire” des Hautes-Vosges est aujourd’hui déserté par les laboratoires qui ont épuisé la ressource sous le regard bienveillant du PNRBV. Weleda s’est tourné vers la Roumanie et travaille à une « gestion durable » avec le WWF, ce qui a donc échoué dans les Vosges … Ce sont les petits cueilleurs locaux qui se trouvent aujourd’hui pénalisés par cette gestion !

Pour résumer, l’observation des talus de la route des crêtes révèle qu’ils sont plus riches en arnica que les prés où se pratiquait la cueillette !

Les zones inaccessibles aux tracteurs sur ces mêmes prés confirment le constat ci-dessus, de l’impact complémentaire des pratiques agricoles.

Dans les zones non pâturées (espaces protégés), les talus des routes, les pâtures extensives, 2022 est une année où la floraison ne présente aucune anomalie, et est même souvent très abondante.

Le recul de l’Arnica traduit donc surtout de funestes mutations à l’œuvre qui menacent les Hautes-Vosges et doit nous alerter. Et en premier lieu, les garants institutionnels du maintien de ces habitats et espèces uniques pour le Grand-Est et l’Union Européenne.

Enfin, on apprend au milieu de cette tentative de travestir la vérité, indigne de de la direction du Parc, qu’elle envisage de créer une filière de cueillette de myrtilles sauvages, dans le but de mettre en place une valorisation durable d’une ressource locale. Halte au feu, la réglementation récemment mise en place dans les Vosges, protège correctement la ressource tout en permettant la cueillette pour la consommation familiale. Que le Parc mette ce projet à exécution et il n’y a plus de myrtilles dans 5 ans !

D’autant que les fauchages et cueillettes par des équipes clandestines perdurent et que de surcroît

l’extension des près de fauche par broyage des plans de myrtilles continue !

Le 11 juillet 2022, SOS Massif des Vosges

Juillet 2022 Talus de la route des crêtes
Juillet 2022, site de cueillette du Treh !
Juillet 2022 Pâture naturelle
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MARCHE et PIQUE-NIQUE GEANT Dimanche 26 juin 2022 10h00 au col de La SCHLUCHT

Après les pétitions et mobilisations de SOS Vosges, puis du Collectif Grand Ballon et Crêtes et maintes associations, cela fait deux ans que notre Collectif pour la quiétude et la sécurité dans le massif s’est créé vu l’exaspération toujours croissante, dont les autorités ne semblent toujours pas avoir pris conscience; depuis, après que le Haut Rhin eut expérimenté quelques radars de bruit sans qu’à ce jour aucun bilan n’ait été publié, après que le Préfet des Vosges eut financé à grand frais un séminaire “Nudge” qui a sombré dans l’anecdotique et le ridicule, après toutefois qu’ici et là, quelques opérations coup de poing de contrôle de bruit et de vitesse furent diligentées,  rien de significatif n’a changé et les riverains et usagers du massif continuent de subir les mêmes nuisances  ! Montrons aux autorités politiques et administratives qu’il est plus que temps de prendre des décisions fortes et efficaces telles que :

Fermeture de deux tronçons de la Route des Crêtes aux moteurs : du col de la Schlucht au col du Calvaire et la route d’accès au Hohneck
Limitation à 40Km/h sur les routes sommitales et 60km/h sur les routes d’accès aux cols
Installation de radars de bruit et de vitesse dans les vallées et sur les crêtes

SOS Massif des Vosges, Alsace Nature et les associations regroupées dans le Collectif  pour la quiétude et la sécurité dans le Massif des Vosges
appellent à une :

Marche et un Pique-nique géant de protestation
dimanche 26 juin. Rassemblement et départ à 10h00 au col de la Schlucht

La marche empruntera la route des crêtes de La Schlucht jusqu’au Tanet ou nous pique-niquerons avant de revenir à notre point de départ. Le trajet pourra se faire à pied, à vélo ou à cheval.

Nous demandons qu’enfin des mesures structurelles efficaces et durables soient mises en place pour rendre au Massif des Vosges son caractère paisible et naturel.

Les Conseils Départementaux et les Préfets des cinq départements concernés, les élus des communes doivent chacun à leur niveau prendre les mesures nécessaires.

Il est plus que temps de comprendre que la transformation du Massif en circuit de vitesse et d’expérimentation pour les motos et les voitures de sport anciennes ou modernes, en plus des nuisances inacceptables qu’elle inflige aux riverains et aux usagers, décourage les potentiels visiteurs français ou étrangers, un comble pour un massif qui fait du tourisme familial un axe majeur de son développement !

Nos propositions sont présentées et détaillées dans un texte manifeste “Massif des Vosges : Bruits, nuisances, insécurité, la révolte gronde…” consultable à cette adresse

Une pétition a été mise en ligne elle peut être signée et/ou téléchargée à cette adresse

Nous appelons les riverains, les usagers du Massif, les élus locaux, les associations de protection de la nature, d’usagers (associations de marcheurs, cyclistes etc.) à rejoindre le collectif et à relayer cet appel.

Nous avons besoin de tout le monde. Dans chacune des vallées d’Alsace, des Vosges, de Haute Saône et du Territoire de Belfort, dans chaque village nous devons mobiliser pour faire de cette journée un moment important de la mobilisation pour qu’enfin les autorités cessent de tergiverser et comprennent que le temps des bonnes paroles, des expérimentations inutiles et sans suites, des réunions gadgets fort dispendieuses est terminé. Personne ne peut plus ignorer la réalité, le temps de l’action est venu Les autorités ont les moyens d’agir, qu’elles le fassent !

Inscrivez vous sur le formulaire ci-dessous et participez activement à la mobilisation dans l’intérêt commun. De nombreux élus locaux, Maires et Conseillers municipaux sont déjà dans l’action, seuls ils ne pourront rien, c’est à tous les citoyens d’agir et de montrer leur détermination.

Une « boite à outils » de la mobilisation est d’ores et déjà à votre disposition sur ce lien. Vous y trouverez l’affiche en téléchargement et les informations utiles pour participer activement à la mobilisation.

La campagne que nous lançons ne s’arrêtera pas après la marche et continuera sous d’autres formes. C’est pourquoi nous faisons appel à vos dons pour financer le matériel de communication. Vous pouvez soutenir financièrement la mobilisation sur ce lien

Inscription au collectif

Les champs marqués avec * sont obligatoires.

Je m'inscrit au collectif, et participerai selon mes disponibilités à la mobilisation.

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Pétition


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Des actes maintenant !


Après les pétitions et mobilisations de SOS Vosges, puis du Collectif Grand Ballon et Crêtes et maintes associations, cela fait deux ans que notre Collectif pour la quiétude et la sécurité dans le massif s’est créé vu l’exaspération toujours croissante, dont les autorités ne semblent toujours pas avoir pris conscience; depuis, après que le Haut Rhin eut expérimenté quelques radars de bruit sans qu’à ce jour aucun bilan n’ait été publié, après que le Préfet des Vosges eut financé à grand frais un séminaire “Nudge” qui a sombré dans l’anecdotique et le ridicule, après toutefois qu’ici et là, quelques opérations “coups de poing” de contrôle de bruit et de vitesse furent diligentées, rien de significatif n’a changé et les riverains et usagers du massif continuent de subir les mêmes nuisances.
Nous exigeons que de véritables mesures soient prises sans plus attendre :

  • Fermeture de deux tronçons de la Route des Crêtes aux moteurs : du col de la Schlucht au col du Calvaire et la route d’accès au Hohneck
  • Limitation à 40Km/h sur les routes sommitales et 60km/h sur les routes d’accès aux cols
  • Installation de radars de bruit et de vitesse dans les vallées et sur les crêtes

Bruit Vitesse dans le massif vosgien, Des actes forts, vite !

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Et n’oubliez pas nous
vous attendons

Dimanche 26 juin à 10h00
au col de la Schlucht.
Marche jusqu’au Tanet
et Pique-nique.

Faites signer autour de vous, La pétition papier est téléchargeable ici

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Au sommet du Hohneck, bientôt un Casino, une piste de karting et un Centre commercial !

  • Après avoir multiplié les places de parking sur le sommet du Hohneck
  • Après avoir élargi et goudronné par petites touches la route d’accès pour créer des places de stationnements supplémentaires
  • Après avoir « restructuré » et « aménagé » les sentiers d’accès fortement dégradés

Nous constatons aujourd’hui

  • Une saturation du parking les jours de beau temps et un stationnement sauvage allant parfois jusqu’à bloquer l’accès
    Des voitures stationnées tout au long de la route
    Une explosion des dégradations de la chaume et des sentiers tout autour du sommet transformé lui même en terrain vague ou quelques graminées tentent vainement ici et là d’exister.

– Confronté à ce site exceptionnel dont la dégradation se poursuit et s’accélère et devient une zone de désolation,
– Confronté à l’inefficacité criante de toutes les décisions qu’il a prises et de toutes les actions qu’il a entreprises jusqu’alors, le Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges décide de prendre le problème à bras le corps et d’appliquer la même méthode pour refaire les même erreurs, mais cette fois ci, connecté en mode grandiose.

Le Parc a donc décidé de procéder au « réaménagement » et à la « restauration » du sommet et de ses abords, puis de « restaurer » les sentiers d’accès au sommet.
Les termes employés laisseraient penser qu’une fois de plus le Parc se complaît dans ses erreurs et son tropisme routinier, et qu’après quelques petits travaux pompeusement inaugurés et généreusement médiatisées, les choses redeviendraient comme avant jusqu’à la prochaine fois.
Il n’en est rien, derrière le terme de « réaménagement » se dissimule un projet de création d’un circuit pour fauteuils d’handicapés zigzagant au départ du parking sur le sommet pour accéder sur une plate-forme surplombant le cirque glaciaire du Wormspel et passant dans les chaumes du côté de la Réserve naturelle du Frankenthal-Missheimle. Un cabinet d’architecture Géromois ayant déjà été sollicité sur ce projet à ce jour.

S’il se réalisait, cet aménagement supplémentaire, après avoir défiguré et artificialisé un site naturel protégé, ne fera qu’aggraver sa dégradation et exigera à n’en pas douter la création de places de parkings supplémentaires.
Qu’on ne nous oppose pas l’argument de l’accès pour les handicapés, nous pensons qu’ils sont en droit, au même titre que les valides, de bénéficier des beautés de la nature, il existe d’ailleurs déjà pour cela des fauteuils tous terrains adaptés.
Le prétexte de l’accès aux handicapés n’est en réalité qu’une misérable tentative de justifier la furie d’aménagements artificiels portée par les offices de tourisme, le Parc et les collectivités dont la politique à très courte vue mène tout droit au gouffre.

Devant de tels projets insensés qui ignorent totalement les réalités de notre monde et contribuent à nous précipiter chaque jour un peu plus vers la catastrophe, il est plus que temps de faire preuve de détermination et si possible d’un peu d’intelligence. Concernant le sommet du Hohneck, une des solutions consiste à fermer la route d’accès aux véhicules à moteur. Solution qui devait déjà être mise en œuvre il y a plus de 30 ans mais qui malheureusement a été différée pour d’obscures raisons ! Afin de ne pas les pénaliser, une navette pourrait transporter au sommet les personnes à mobilité réduite.

SOS Massif des Vosges appelle les amoureux du massif, de la nature et des paysages à s’opposer par tous les moyens à cette nouvelle folie, sans quoi, ce qui est annoncé dans le titre, pourrait bien un jour se réaliser.

 Le 03 mai 2022
SOS Massif des Vosges

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Radar anti bruit et verbalisation des deux roues au delà des 90 dBA

Le Ministère de la Transition écologique prépare la sortie d’un décret pour l’expérimentation de radars antibruit et d’une nouvelle réglementation introduisant un seuil maximal d’émission sonore de 90 dBA, visant notamment les deux roues motorisées.

Nous nous réjouissons de cette initiative qui répond au combat que nous menons avec SOS massif des Vosges contre les nuisances sonores, notamment sur les crêtes et dans les vallées vosgiennes.

Est-il nécessaire de rappeler qu’une étude réalisée en Île de France a montré que la perte moyenne

d’espérance de vie pour les personnes soumises aux bruits excessifs s’établit à 11 mois. Quant au coût annuel estimé de la pollution sonore dans notre pays, il est évalué à 156 milliard d’euros par une étude conjointe du Conseil national du bruit et de l’Agence de la transition écologique publiée le 22 juillet.

SOS Massif des Vosges, a depuis plusieurs années soulevé cette problématique dans les Vosges.

De nombreuses initiatives ont été menées particulièrement depuis le pique-nique protestataire du col de la Schlucht, le 19 juillet 2020 : courriers et rencontres avec les élus départementaux, les préfets et les députés des départements concernés, pétition, actions citoyennes décentralisées dans les vallées, participation à des réunions officielles (dont les résultats se font toujours attendre), interventions dans les médias, création d’un réseau européen et national .

Suite à notre action, le Conseil général du Haut-Rhin a expérimenté, au cours de l’été 2021, sur différents sites sensibles et notamment la route des crêtes des radars de bruit « Méduse ». Nous n’avons, malgré nos demandes, pas encore reçu le bilan de cette opération.

La décision que vient de prendre le ministère de l’environnement, même si nous la saluons, oublie cependant une part importante de la problématique. En effet les sites prévus pour l’expérimentation de cette nouvelle réglementation sont tous en zone urbaine de forte concentration.

Ces sites, nous n’en doutons pas sont soumis à de très vives expositions au bruit générées notamment par les routes et les transports.

Mais on ne peut ignorer que le développement exponentiel du tourisme et des loisirs affectent fortement aujourd’hui des zones considérées jusqu’alors comme des zones de calme. Nos territoires et nos routes de montagne vosgiennes en sont un exemple emblématique jusqu’à devenir progressivement des enfers sonores d’où toute quiétude a disparu.

C’est pourquoi nous pensons qu’il serait incompréhensible de ne pas intégrer un site du massif dans cette expérimentation nationale. Nous demandons par conséquent que le ministère élargisse cette expérimentation et prenne en compte notre territoire.

Un courrier va être envoyé dans ce sens à Madame la Ministre de la transition écologique.

SOS Massif des Vosges.

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Chemins piégés, les autorités doivent agir et faire appliquer la loi, sans quoi des drames sont à venir.

Après qu’un vététiste a été piégé par une planche à clous dissimulée sur un sentier forestier dans la vallée de Masevaux en Alsace, qu’un fil de fer barbelé a été découvert tendu entre deux arbres à hauteur d’homme dans la forêt de Raon l’étape, qu’un autre fil de fer tendu de la même façon a été heureusement repéré avant de nuire, par un randonneur sur un sentier à La Bresse, la série des découvertes continue  et cette fois il s’agit d’un objet métallique disposé sur un chemin dans la forêt du Humont aux environs de Bellefontaine.  Cette série d’événements pose plusieurs problèmes, et au delà de la condamnation nécessaire de ces actes irresponsables, il convient de s’interroger sur les actions à mener pour les faire cesser.
En premier lieu quelles sont les autorités et institutions en capacité d’agir pour faire cesser cela ? Bien évidemment, on pense immédiatement à la police et à la justice dont la mission première est de mettre tout en œuvre pour assurer la sécurité des citoyens et dans le cas qui nous préoccupe, de rechercher les auteurs pour les traduire devant les tribunaux.
Il semble que dans ce domaine l’absence flagrante de résultats depuis plusieurs années, soit le signe d’une absence d’actions et d’intérêt des autorités. Cette défaillance ne peut qu’encourager les auteurs de tels actes à récidiver.
On ne peut que regretter également, la même inertie des autorités concernant les dérives toujours plus grandes que l’on peut constater dans la fréquentation des sentiers, transformés progressivement en pistes de vitesse par des pratiquants d’activités manifestement inadaptées au milieu, VTT enduro, de descente, électriques, etc.
La nature devient un espace de non droit dans lequel les incivilités et les transgressions sont le plus souvent tolérées, quand elles ne sont pas considérées comme une “évolution” nécessaire des pratiques et de la relation à la nature, dans l’ignorance totale des conséquences humaines et environnementales. Cette situation conduit d’un côté à une banalisation des activités inadaptées et inappropriées, puis dans le même temps à une réaction tout aussi inappropriée de quelques-uns, considérant qu’ils peuvent devant l’inaction des autorités, faire appliquer le droit par des actes délictueux mettant en danger la sécurité des personnes.
Notre association alerte depuis longtemps sur ces pratiques et leurs conséquences, sans qu’aucune mesure sérieuse n’ait été envisagée. Dans le but d’attirer toujours plus de consommateurs, les offices de tourisme du massif, allégrement suivis par le Parc naturel régional des ballons des Vosges, vantent haut et fort avec des moyens considérables le Massif comme un espace de jeux ouvert à toutes les pratiques. Comment dans ces conditions s’étonner de l’augmentation exponentielle des dérives en tout genre. Les derniers événements devraient inciter les autorités et les vendeurs d’images à s’interroger sur leur rôle.
Au lieu de cela nous assistons à la multiplication des réunions inutiles « pour répondre à l’urgence », et dans lesquelles certains nous expliquent que tout va bien, que d’ailleurs tout le monde, randonneurs, vététistes, deux et quatre roues motorisées se saluent civilement sur les sentiers, sans que ces affirmations ne soulèvent, excepté de notre part, la moindre objection !
Nous reviendrons sur la dernière « grand messe » organisée le 02 novembre sur ce sujet par la collectivité européenne d’Alsace à laquelle nous étions invité.
Ainsi qu’il est indiqué dans la seconde vidéo la pièce métallique a été enlevé et déposé à la gendarmerie.

Vidéo N°1                 Vidéo N°2

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Réponse au lobby VTT

Réponse à la pétition et à la lettre ouverte au Ministre des sports, aux Préfets, du lobby commercial des VTT

En préambule, nous voulons réaffirmer quelques-uns des principes qui guident notre action.

Nous venons de connaître dans l’actualité récente des événements extrêmement graves ayant trait à la pratique du VTT. Des pièges ont été installés sur des passages de VTT dans le but de blesser voire de mettre en danger la vie des usagers. Ce n’est malheureusement pas la première fois que de tels actes criminels sont commis.

SOS Massif des Vosges a toujours condamné avec la plus grande détermination ces actes qui peuvent blesser gravement et dans certains cas aller jusqu’à la mort des vététistes qui seraient piégés par de telles installations criminelles. Aucune activité sportive ne peut être la cible d’intimidation et aucun sportif ne doit être menacé dans son intégrité physique en pratiquant son sport. Nous adressons nos vœux de prompt rétablissement au jeune vététiste gravement blessé dans la vallée de Masevaux.

Dans ce domaine comme dans tous les autres de la vie sociale, les conflits et les différences de points de vue doivent pouvoir s’exprimer dans la clarté et le respect de chacun. C’est ainsi que nous avons toujours agi et nous rejetons fermement les scandaleuses accusations portées contre notre association par les représentants du lobby VTT dans leur lettre ouverte, visant à nous rendre responsables de ces agissements criminels et accessoirement à faire taire toute opposition à leur action. Accusations largement reprises par quelques esprits faibles aisément manipulables qui n’hésitent pas à les agrémenter de menaces à l’encontre des personnes. A cet égard, l’association va engager des actions en justice contre les auteurs de menaces et allégations mensongères adressées aux membres de l’association.

Le caractère scandaleusement accusateur et mensonger de l’argumentaire du Lobby VTT suffirait à disqualifier définitivement ses rédacteurs. Ces derniers ont pris la précaution de ne pas franchir la ligne rouge qui les auraient menés devant les tribunaux. Nous répondrons toutefois à l’ensemble des points évoqués par le lobby VTT.

Une pétition intitulée « non à l’interdiction du VTT dans les Vosges »

Mais qui veut interdire le VTT dans les Vosges ?

Il paraîtrait que c’est nous, en tout cas selon les initiateurs de cette pétition nationale. De deux choses l’une ou ils ne savent pas lire, ou ils mentent comme des arracheurs de dents. Ceux qui le souhaitent peuvent lire et télécharger le texte de notre pétition sur ce lien

http://www.sos-massifdesvosges.fr/wp-content/uploads/2021/09/Les-Vosges-bientôt-orphelines-de-la-randonnée-pédestre-01.pdf

Il est en effet plus facile d’obtenir de nombreuses signatures, qui plus est au plan national, en laissant penser que d’horribles personnages voudraient éjecter les VTT du massif. Tout le monde sait qu’une pétition n’est en général jamais lue en entier et que la plupart des signataires ne s’attachent qu’au titre.

Que recherche le pratiquant de VTT enduro, tout terrain ?

La vitesse, l’adrénaline,la prise de risque, toutes choses, n’est-ce-pas, qui caractérisent l’amoureux de la nature, du silence et de la quiétude !

Le développement de ces sports en pleine nature sur les pentes escarpées du massif vosgien est la garantie de profits immenses des marchands, et fabricants de vélos. C’est la garantie de voir se développer ce marché, bien au delà des VTT enduro et tout terrain vers des VTT électriques, qui permettront à un public peu ou pas sportif de grimper ces mêmes sentiers sans efforts et de les descendre la main sur le frein en se prenant pour des aventuriers. C’est demain l’ouverture déjà programmée à toutes sortes de nouveaux « produits » motorisés ou non qui envahiront les pentes forestières et les chaumes. C’est l’envahissement de la nature par des machines et objets inutiles, consommateurs d’énergie et de ressources rares.,

C’est l’industrialisation des sites dorénavant consacrés aux loisirs fabriqués artificiellement par les marchands en tous genres, avec la complicité active des offices de tourismes, des collectivités dont l’horizon se limite aux statistiques de fréquentation et au chiffre d’affaire, soutenus en cela par quelques Présidents d’associations de marcheurs en recherche de notoriété, et pour couronner le tout, avec le Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges comme caution. Parc qui semble trahir bien souvent la charte qui devrait encadrer son action.

C’est également la garantie d’une dégradation accélérée des sols forestiers, les pratiquants de VTT enduro s’écartent systématiquement des pistes même lorsque celles-ci sont spécialement aménagées à leur intention. C’est plus drôle et plus « fun » de couper les virages et de s’élancer en hors pistes. Nous tenons à disposition des vidéos tournées par les pratiquants eux-mêmes.

Les déclarations hypocrites des acteurs économiques du domaine, gestionnaires, vendeurs etc. ne sont là que pour présenter une façade respectable d’une activité qui n’a rien à faire dans ces lieux. On imagine mal un vendeur de VTT, un gestionnaire de pistes déjà aménagées ou un président d’association, faire la promotion du hors piste ou du VTT extrême. au contraire, ils tiennent à donner une image respectable et consensuelle de cette activité destructrice et pourquoi pas en faire un modèle de respect de la nature et de ses autres utilisateurs. Et c’est ainsi que nous découvrons ébahis, une opération de communication associant un président d’une section de club vosgien et des vététistes « entretenant et aménageant » devant les caméras de FR3, quelques mètres de sentier à grands coups de pioches, et cerise sur le gâteau, illustrant le concept par la mise en scène d’un croisement improbable d’une randonneuse et d’un vététiste sur la partie justement « aménagée »! (Vidéo ici)

Le vététiste de base signataire ou non de cette pétition n’est ici que le support publicitaire d’intérêts économiques et politiques qui se positionnent sur ce nouveau marché, faisant le pari d’un retour rapide sur investissement. Retour d’autant plus rapide, qu’aucun gros investissement sinon de communication n’est nécessaire puisque c’est la nature, notre bien commun qu’ils exploitent et détruisent sans vergogne.

VTT Enduro, tout terrain, de descente, free ride ou trial, il existe de multiples termes désignant les pratiques acrobatiques du VTT, elles ont cependant un point commun, elles se pratiquent toutes en montagne, en partie sur des pistes aménagées, mais de plus en plus sur les sentiers étroits à fort dénivelé et hors pistes.

Les accidents : sur les pistes de descentes aménagées dans les stations de ski, de très nombreux accidents surviennent pendant les périodes de fréquentation, obligeant l’intervention répétée plusieurs fois par jour, des services de secours terrestres et aériens (hélicoptères de la protection civile). Il n’y a pourtant aucun randonneur sur les lieux !!!

On n’ose imaginer la multiplication des risques et consécutivement des accidents lorsque ces pratiques exploseront sans limites sur les pentes et sentiers de nos montagnes.

Qui aurait l’idée absurde de partager les routes départementales avec les bolides de formule 1 ?

Faire l’amalgame entre les vététistes qui se baladent tranquillement en forêt sur les allées forestières et les pratiquants du vélo tout terrain est une escroquerie intellectuelle. Ces deux pratiques n’ont strictement rien à voir entres elles. Les premiers ne dégradent pas les sols forestiers, ni ne mettent en danger l’intégrité physique des randonneurs. Les auteurs de la pétition et de la lettre ouverte entretiennent volontairement la confusion pour mieux embrouiller le lecteur.

Mais au delà de ces petites manœuvres et des pratiques douteuses du lobby VTT tentant de nous faire taire en nous rendant responsable des pires crimes, retenons que l’essentiel réside dans les promesses de profits attendus grâce au développement de ces nouveaux marchés.

Le combat que nous menons n’est pas dirigé contre les VTT. Il tente avec les moyens qui sont ceux d’une association de bénévoles uniquement financée par les adhésions et les dons, d’alerter la société sur les risques multiples, tant pour l’environnement que pour les personnes, que font courir ces pratiques extrêmes et invasives et leurs développements futurs, massivement soutenus par des intérêts financiers totalement indifférents à la préservation de l’environnement.

SOS Massif des Vosges
Le 20 septembre 2021

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petition : Les Vosges bientôt orphelines de la randonnée pédestre et de la quiétude de leur nature ?


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Les sentiers pedestres ne sont pas des pistes de vitesse.

Les Vosges bientôt orphelines de la randonnée pédestre
et de la quiétude de leur nature ?

« Circulez il n'y a rien à voir » pourrait être le slogan et la justification de l'annonce incroyable de l'ouverture à la circulation des VTT et autres enduro des sentiers pédestres par le Président du Club Vosgien du Haut-Rhin, soutenu par la Communauté de Communes de St Amarin et le Parc des Ballons des Vosges. (Voir article DNA 03 juillet 2021).
Comment comprendre que la principale association de randonnée pédestre du massif, qui sait ce que randonner veut dire et ce que recherche le randonneur, qui promeut la beauté des Vosges, ouvre ses sentiers les plus précieux, là où ils existent encore, à la fréquentation des deux roues avides de vitesse et garants de dégradations et de pollutions multiples ?
Comment comprendre que soit méconnu le danger qui résulte de la cohabitation entre montagnards paisibles et descendeurs nécessitant un espace sécurisé plus large ?
Comment comprendre le soutien à ce laisser-aller, du Parc des Ballons des Vosges, qui se veut défenseur de la tranquillité en communiquant à grand frais sur la  « quiétude attitude » ?

SOS Massif des Vosges est sidéré par une telle attitude et dénonce ce qui ressemble à une abdication générale face au phénomène commercial des activités ludiques. toujours plus dépendantes de la technique et de l’argent Le VTT enduro serait-il à même d'engranger plus de revenus que le brave randonneur ?
La quiétude n'est-elle qu'un souhait marginal ? Non, c'est l'aspiration de tous ceux qui
ne pratiquent pas le « sauvagement irresponsable » et c'est la grande majorité.
Les randonneurs préfèrent-ils voir surgir des guidons et des casques au lieu de cornes
d'animaux ? Non, c'est certain, mais ils n'ont pas été consultés, comme bon nombre de sections du club vosgien d'ailleurs,
La nature peut-elle s'adapter sans fin ? La réponse est bien connue, avec la triste chute de la biodiversité.

Le « partage » des sentiers pédestres est imposé de trois façons : soit sans aménagements, soit avec aménagements des virages, soit avec tronçons parallèles proches. Les sentiers prenant peu à peu la forme de sillons, les bénévoles du Club Vosgien, aidés des cyclistes ou des communes, œuvreront annuellement pour réparer les dégradations et en permettre de nouvelles.

Les promoteurs de ce « partage » ont posé les bonnes questions au départ : faut-il « sacraliser la nature ? », Faut-il concentrer les pratiques qui fâchent dans les stations ou diffuser largement ?

Les réponses qu’ils apportent auront pour effet de banaliser le VTT dans tous les espaces montagnards et forestiers qu’il s’agisse comme c’est déjà le cas, des pistes dans les stations, dans les zones Natura 2000, l'homologation de descentes VTT clandestines en circuits légaux. Et maintenant avec les sentiers partagés, plus aucune limite ne sera opposée à l’envahissement des VTT enduro, électriques etc., hors des chemins forestiers carrossables où ils ne posent aucun problème.
Il va sans dire que contrairement aux affirmations des promoteurs et ainsi que nous pouvons déjà le constater, cette banalisation ouvre un boulevard aux pratiques sauvages, bien plus excitantes. Le hors piste deviendra la norme et il sera trop tard pour réagir.

Ces pratiques vont à l'encontre d'un apprentissage et d'une perception responsable de la nature et de la forêt. Elle ne font que conforter une approche instrumentalisée au service du plaisir qui transforme la nature, les espaces sauvages et la montagne en particulier, en parc de loisirs soumis à la vitesse et au vacarme pour le bonheur de quelques marchand du temple. Déjà de nouvelles modes apparaissent, comme le « Trot », croisement improbable entre un VTT enduro et une trottinette électrique, et sans doute que Monsieur Le Président du club Vosgien du Haut Rhin et la direction du Parc s'enquièrent déjà de savoir quelles espaces ils pourraient réserver à ses pratiquants, avant l'apparition du prochain gadget de notre société malade et irresponsable.
SOS massif des Vosges lance une pétition et appelle tous les randonneurs et les amoureux de la nature et de la montagne à réagir massivement contre ces décisions irresponsables.

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Dernières Signatures
507Anne MICHON
506Dominique SCHMITTOui pour réserver les sentiers aux randonneurs à pied. Il y a bien assez de chemins qui sillonnent la montagne pour satisfaire les besoins des VTTistes.
505Jean-Marc RandonPréservons la nature
504gilbert pierrel
503Anne-Sophie Berné
502DANIEL PIERREL
501daniel pierrel
500Roger Koller Non aux vtt sur les sentiers de randonnée
499arlette colomineles vétetistes font des chemins partout oùu ils passent ils ne respectent ni la faune ni la flore ils ne pensent qu'à leur performance
498denis mouton
497Cendrine Miesch
496Denis CJe suis revenu en 2020 après trois ans d'absence : quelle dégradation des sentiers entre 2017 et 2020 ... sans compter les canettes, les masques anti covid, les papiers gras et autres papiers wc ... aucun respect.
495Association Buhl Environnement
494gustaw claude
493Baptiste Gasser
492Nathalie Louette
491Dominique Jacquet Bizet
490Carole DELAPREZ
489kareen TONYLa marche est bonne pour la santé, développe l'observation, la concentration et la spiritualité
488philippe Roussellevttiste et randonneur
487VAL LinthalNotre association, composée de 275 membres dans la vallée de Guebwiller, milite pour le respect des lois du Code Forestier qui limite la circulation des VTT aux chemins de terre carrossables. Hélas, le VTT est devenu un business qui méprise trop souvent les impératifs de la nature.
486Franck Herzog
485Michèle Niedzviedzassez du bruit des moteurs , nous voulons savourer le beau silence avec le bruit de l'air et le chant des oiseaux !
484Vincent MARANJe pratique la randonnée depuis plus de 40 ans et j'ai vu les sentiers étroits prendre une forme en "V", creusés par les VTT, et qui deviennent dangereux pour ceux qui ont les chevilles fragiles : ils en sont exclus ! Nous évitons les flaques en forêt, les VTT y roulent avec vitesse et les creusent davantage.Tous les VVTistes qui lavent leur VTT nous permettent de voir la terre arrachée ...
483MICHEL WAGNERil faut "canaliser" ce flux de touristes et les éduquer.... Ca devient impossible...
482Agnès Richert Non non et non aux VTT sur les sentiers vosgiens !
481Pierre JouveLa nature by fair mean. La difficulté du VTT limitait jusqu'à présent son impact. L'arrivée des VTT électriques change tout. Plus vite plus haut plus facilement, cela ne fait que commencer. Dans 10 ans les vélos seront 2 fois plus puissants et rapides. .
480Romain THOMASje pratique le vélo, mais se pousser, se pousser et encore se pousser, pour laisser passer des engins qui dégradent le sol, mais qui aiment sûrement la nature autant que les chasseurs...
479eric lehmanntrop dangereux - vitesse ! - et degradation des sentiers pédestres
478Maryse SaccoNi les Vosges, ni la flore et ni la faune de ses forêtsges ne sont un parc d'attractions.
477Carla Rosa
476Mireille Ollivier
475Philippe WAGNERen tant que piétons ils ne nous restaient plus que les sentiers de montagne pour vivre notre passion "la marche" oui parceque les trotoires en ville nous devons déja faire très attention aux vélos trotinettes et autres engins alors laisser nous marcher sans être obligé de s'ârrêter et de laisser passer les VTT car pour eux le contraire n'est pas envisageable.
474Serge KleinIls se croient malheureusement tout permis
473sonia ZIMMERMANN
472pascal micheltout à fait daccord avec le slogan : les sentier pedestres ne sont pas des pistes de vitesse.
471christian lambergerje suis d'accord avec ce principe
470jean-jacques voegelinagissons ensemble contre cette demagogie
469christiane gasser
468julie Esswein
467Denis Laurent
466Laure GIAMBERINI
465Bruno Rebout
464Dominique LauthComplètement d accord.
463Yves Ziletti
462Patrice NicaiseSeul les chemins utilisés par les tracteurs et autres véhicules à 4 roues devraient être autorisés pour les VTT afin de ne pas mettre en danger la vie des randonneurs et aussi des vttistes
461Rolande Einsetlersommes actuellement en opposition à un projet de trail center à Wangenbourg sur la plus grnade prairie de 8ha et 21 kms de piste. Pas d'étude d'impact et seul l'intérêt économique est regardé!
460vincent kooque
459Arnaud Trubert
458F Gravelines
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Motos et nuisances sonores, après l’atelier « Nudge » !

Le Préfet des Vosges venu clore l’atelier.

Lundi 21 juin après une longue période d’inaction, la Préfecture des Vosges invitait notre association et tous les acteurs du massif des Vosges à un atelier « Nudge », sur la question des nuisances sonores générées essentiellement pas les motos.

L’objectif annoncé était de tenter de rechercher des solutions à ces questions en évitant les affrontements des positions entre motards et défenseurs de la tranquillité. A la réception de cette invitation nous nous sommes interrogés sur notre participation et à ce qui pouvait apparaître comme une tentative de la Préfecture et des services de l’État de se défausser de leur responsabilité sur les associations : qu’il s’agisse des associations de motards ou des associations environnementales. Car ne l’oublions pas ce problème est connu de tous depuis très longtemps. Il a fallu que depuis une année, nous mobilisions les habitants et les usagers du massif, que nous organisions des actions, que nous interpelions les responsables locaux pour qu’enfin un début de prise de conscience se fasse jour.

Après avoir évalué le pour et le contre, nous prîmes la décision de participer à cet atelier, tout en rappelant que l’essentiel de la solution résidait dans les mains des Conseils départementaux et des Préfectures qui n’avaient, à part l’exception alsacienne, toujours pas réagi concrètement à l’urgence de ce dossier. Nous avons de plus, eu à déplorer l’absence de représentants élus du Conseil départemental des Vosges ! Nous avons enfin rappelé que la simple application de la loi, telle qu’elle existe, contribuerait dans ce domaine à faire un pas significatif vers une résolution du problème.

Nous ne nous étendrons pas sur l’atelier « Nudge », vieille lune du marketing commercial, inadapté au sujet qui nous préoccupe, pas plus que sur l’animation défaillante et infantilisante du cabinet conseil missionné.

L’atelier était commandité par la Préfecture des Vosges et c’est Monsieur le Préfet en personne qui est venu clore la journée.

Mais avant d’aborder le contenu des déclarations du Préfet nous retiendrons de cette journée quatre pistes complémentaires aux mesures incontournables que nous continuons de porter, telles que la limitation de vitesse à 40 km/h sur la route des crêtes et les parties sommitales du massif, 60 km/h sur les routes d’accès, la fermeture aux véhicules à moteurs du tronçon de route situé entre le col de la Schlucht et le col du Calvaire, ainsi que la montée du Hohneck. L’efficacité de ces quatre pistes complémentaires (voir ci après), proposées par notre association est évidemment conditionnée à la mise en œuvre préalable des mesures que nous venons de citer, et ne peuvent tenir lieu à elles seules de feuilles de route :

-1- Requalifier la route des Crêtes en « Route du respect ». Du col de Bagenelles au Grand Ballon sur le modèle de la « route des vins » en Alsace ou de la « route thermale » dans les Vosges, inciter les usagers de la route à respecter la nature et les autres usagers et habitants du massif en adoptant les bonnes pratiques. Rédaction d’une charte de bonne conduite et mise en place d’une signalétique adaptée et non invasive ainsi que des actions et des points de sensibilisation utilisant les équipements déjà présents.

-2- Transformation là où c’est possible de la route des Crêtes en route partagée

-3- Implantation de radars sonores de type Méduse avec un objectif pédagogique

-4- Création d’un espace artistique sur le thème du silence, accueillant des œuvres d’artistes contemporains

D’autres propositions furent évoquées par les participants, comme la mise en place d’ateliers pédagogiques dans les bars restaurants, la réalisation de sets de table ciblés….

La conclusion de cette journée par le Préfet des Vosges fut un moment important. Nous avons noté tout particulièrement, la reprise de notre proposition de fermeture aux véhicules motorisés de tronçons de cette route emblématique à certaines périodes de l’année, au-delà de la saison hivernale pendant laquelle la route est de toute façons fermée à toute circulation. Ceci marque une avancée notable dans la prise en compte par les services de l’État de l’ampleur du problème et ouvre de nouvelles possibilités pour des solutions efficaces et innovantes.

Nous nous félicitons de cette nouvelle donne et nous serons attentifs à la traduction concrète de ces excellentes intentions sur le terrain.

Le combat que nous menons commence à porter ses premiers fruits, ce n’est pas le moment de relâcher la mobilisation, bien au contraire.

Nous donnons rendez vous aux services de l’État représentés par les Préfets et aux Conseils départementaux du massif dans les prochaines semaines, pour progresser encore dans les propositions concrètes à mettre en œuvre

Le 23 juin 2021

SOS Massif des Vosges

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Lettre aux 7 Préfets du massif vosgien.

Communiqué adressé aux Préfets des sept départements du massif Vosgien

le 03 mai 2021

Messieurs les Préfets

Lors des deux derniers déconfinements, le massif des Vosges a été le théâtre privilégié du défoulement d’un grand nombre de motards, de toutes nationalités, sévissant souvent en hordes : bruit, vitesse, incivilités diverses, mise en danger de la vie d’autrui… Les routes du massif ont été transformées en circuit de compétition, rendant la vie impossible aux habitants des vallées y compris à tous les riverains des routes y conduisant, contraints d’endurer le vacarme insupportable de machines hors normes notamment pendant les week-end et jours fériés. Les usagers habituels du massif, randonneurs, cyclistes, visiteurs furent également victimes de ces déchaînements et furent contraints de renoncer à fréquenter la montagne.

Notre association a relayé la très grande exaspération des habitants et des usagers du massif. Plusieurs actions et initiatives furent organisées et une réflexion est en cours, pour articuler des propositions concrètes permettant un retour pérenne au calme et à la quiétude, sur l’ensemble du massif. Les nombreux contacts et rencontres organisés avec des élus, des responsables associatifs, et des acteurs du massif, ont déjà permis de formaliser quelques propositions. Nous souhaitons pousser encore la réflexion, afin d’aboutir à un ensemble cohérent de mesures réellement efficaces, à la hauteur de l’enjeu. En effet, nous sommes convaincus que nous réglerons ce problème uniquement par la mise en place de mesures structurelles adaptées au territoire. Celles-ci, nous en sommes conscients, nécessiteront du temps pour être concrétisées et produire leurs effets.

En attendant, alors que les week-end, ainsi que toute la période estivale, qui s’annoncent risquent d’être dévastateurs, nous vous sollicitons afin que vous mettiez en œuvre dans l’urgence tous les moyens que vous jugerez nécessaires, notamment contrôles de vitesse et de bruit, dans le but de faire respecter nos droits les plus élémentaires, en termes de tranquillité, de sécurité et de qualité de vie au quotidien.

Envoyer un signal fort, aura pour effet de limiter et réduire pendant un temps au moins, les graves incivilités et les dérives constatées lors des déconfinements précédents.

Nous vous prions d’agréer, Messieurs, l’expression de nos meilleures salutations

SOS Massif des Vosges
Collectif pour la quiétude et la sécurité dans le Massif des Vosges

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Qui veut bétonner le Hohneck ?

Début janvier, une séquence de cinéma est tournée sur le haut de la chaume du Paquis des Fées au col du Wormspel sous le Hohneck.

Des promeneurs en raquettes découvrent avec stupeur sur la neige, une Citroén BX, une bétonnière et un engin de damage afin de permettre à ce singulier équipage d’accéder jusque-là !

Doit-on rappeler que nous sommes au cœur d’une zone protégée, à la fois « site inscrit » et « Natura 2000 ».

Cet espace est par conséquent strictement interdit à tous véhicules à moteur, moto, moto neige, quad, voiture, nul n’avait jusque-là penser à interdire aussi les bétonnières !

Devant l’étonnement des promeneurs, le responsable de ce déploiement affirma avoir sollicité la mairie de La Bresse et le Parc naturel régional des ballons des Vosges et avoir obtenu leur autorisation. Vérification faite auprès de ces deux collectivités, nous ne pouvons malheureusement que confirmer !

Quel bel exemple et quel encouragement offert à ceux qui considèrent que ces espaces sont destinés à leurs petits plaisirs et que les parcourir en toutes saisons à moto, en quad, en moto neige, en 4X4 est un droit qu’on ne saurait leur contester. Cette espèce de dinosaures est en voie de disparition, et c’est heureux, mais ils ne peuvent que se sentir confortés et revigorés dans leurs égarements à la vue de ce spectacle, ayant qui plus est, obtenu l’imprimatur de la commune et du Parc

Nous avons appris que cette séquence a été tournée pour un court métrage en préparation, mais la création quelle qu’elle soit ne peut justifier ces dérives. Les paysages et les espaces naturels sont déjà fortement impactés par l’artificialisation et l’industrie touristique, il n’est pas nécessaire d’y ajouter l’industrie du spectacle qui a largement le choix de s’exprimer en des lieux moins sensibles. Il serait temps d’en prendre conscience et de prendre au sérieux leur nécessaire protection. Celle-ci passe assurément par la représentation et les images positives que l’on en donne et qui commencent, au travers des valeurs de respect de la nature et de la vie sauvage, a s’inscrire trop lentement dans l’imaginaire collectif.

Ce site est protégé et rien ne justifie que l’on déroge à ce point aux règles. A l’heure où, la biodiversité s’effondre, la vie sauvage disparaît, le réchauffement climatique bouleverse les équilibres écologiques, il est incompréhensible et criminel de faire preuve de tant d’inconscience en autorisant dans des espaces fragiles et protégés des activités qui pourraient sans difficulté se réaliser ailleurs. Pourquoi pas demain un grand jeu télévisé sur les crêtes ou une compétition de ski nautique sur le lac vert ou du Forlet ? Ce serait tellement classe Coco !!! La montagne n’est pas un terrain de jeu artificiel. Si on veut que chacun la respecte, il faut éviter d’autoriser ce genre de dévoiement car, si à première vue ils n’ont qu’un faible impact sur l’environnement, ils agissent sur les esprits et laissent penser que tout est possible, ce qui ne manque pas de conforter les nostalgiques du bruit, de la vitesse et des incivilités, pour qui la montagne et la nature en général ne sont que les objets utilitaires de leur narcissisme.

Le 30 janvier 2021

SOS Massif des Vosges

 

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A propos du loup, un livre qui informe et qui dérange !

Sur le retour du loup dans l’hexagone et singulièrement en Bretagne : un livre écrit par un des meilleurs spécialistes de la question.

S’il est des ouvrages qu’il est nécessaire d’écrire, assurément « Sur la piste du loup en Bretagne – avec l’Observatoire du loup » de Jean-Luc Valérie relève de cette catégorie. Pourquoi fallait-il témoigner du retour du loup sur nos territoires, c’est la réponse à laquelle s’attache l’auteur qui, depuis de nombreuses années, consacre une grande partie de son temps à décrire ce phénomène. A travers cet ouvrage de près de 300 pages, Jean-Luc Valérie retrace à partir de suivis de pistes, de recueils de données, de relevés et d’investigations poussées l’inexorable retour du loup, depuis que ce dernier a réinvesti les campagnes françaises. Dans une adresse habile aux lecteurs mais surtout à nous tous qui vivons sur ces terres hexagonales, d’ailleurs ou de Bretagne, l’auteur nous invite à découvrir et décrypter, par delà les désinformations, les outrances et les dénis, la vérité sur celui qu’il nomme Le Sauvage. L’ouvrage est découpé en 21 chants, hommage aux hurlements de l’espèce ou plus poétiquement en référence aux chants épiques des Grecs anciens… ? Car, il s ‘agit bien ici de relater les cheminements empruntés pour son retour, on parle bien de retour et non de réintroduction, par cet animal tant décrié et honni, si présent dans notre culture, notre littérature. L’animal n’est ici ni fantasmé, ni diabolisé, il est présenté pour ce qu’il est :

« Afin de comprendre le canidé prédateur naturel des herbivores, je vous invite à vous ouvrir aux grands espaces, sentir son trot qui n’a rien d’aléatoire, imaginer parfois son cheminement, envisager sa présence invisible, furtive et en même temps détectable . »

La lecture de « Sur la piste du loup en Bretagne », de par le sérieux des faits recensés, leur nombre, leur précision, montre que l’auteur n’a pas décidé sur un coup de tête de s’attaquer à la rédaction de ce livre. Dès 2011, Jean-Luc Valérie entreprenait des recherches fouillées afin de signaler preuves à l’appui, le retour du loup dans nos contrées. Bien avant de s’intéresser à la Bretagne, il a arpenté l’hexagone à la recherche de témoignages, de pistes, réussissant à cartographier les incroyables cheminements du canidé, croisant et recroisant les informations. L’auteur qui a démarré cette quête scientifique seul ou presque, choisit en 2013, pour d’évidentes raisons pratiques et une meilleure lisibilité de ses travaux de créer L’Observatoire du loup, qui regroupe des spécialistes tous bénévoles, dans différents domaines : pastoralisme, naturalisme, faune cynégétique, photographie, statistique, géographie, traces et empreintes de la faune sauvage, biologie du loup, éthologie des canidés.

Tout au long des chapitres ou chants, l’auteur va nous initier à l’aide de faits dûment vérifiés sur le terrain, recoupés, répertoriés, analysés finement, à la compréhension de ce que le retour du sauvage implique, pour nous êtres humains, pour la nature, la biodiversité :

« Le sauvage cohabite à sa manière, il semble même tenir compte de vos activités tout comme de votre présence et pour engager la cohabitation réfléchie indispensable, car elle doit être réfléchie bien sûr, tous les acteurs de terrain, de vos campagnes, seront indispensables à la collaboration nécessaire. »

Cohabitation : le mot tabou est lâché, c’est là où le bât blesse ! Si « Sur la piste du loup en Bretagne » se révèle un remarquable travail d’études de terrain, apportant aux lecteurs un foisonnement d’explications, il est à part égale un réquisitoire féroce contre l’inaction des pouvoirs publics au regard de la gestion du retour du loup dans notre pays. Une critique implacable et argumentée dénonçant l’incurie de ces mêmes autorités, alors que des spécialistes, dont l’auteur, alertaient dès 2011 sur le retour du canidé en France et sur les inévitables et graves conséquences que le phénomène engendrerait, notamment chez les éleveurs d’ovins et de bovins en termes de prédations. L’ouvrage rapporte ces nombreux faits de prédation sur la faune sauvage et domestique, dans les départements français et en particulier en Bretagne, décrivant le phénomène de dispersions ou procédures de déplacements et de contrôle de territoires chez les loups. Jean- Luc Valérie, au fil de ses investigations in situ, a pu déterminer avec certitude que le canidé sauvage, dans ses dispersions s’inscrit dans plusieurs phases ou étapes de découverte : « pré-installation, installation adaptative et installation reproduction ». Ces périodes peuvent se déployer sur plusieurs années et sont détectables selon l’auteur, à condition de vouloir s’en donner la peine. Or, l’auteur souligne en le regrettant que les phases de dispersions n’ont jamais été suivies dans les départements concernés, faute de moyens. :

« La gestion du phénomène naturel que représentent les dispersions du sauvage sur les territoires français relève de l’incurie des administrations concernées, c’est une évidence en 2020…Une incapacité notoire ayant pour conséquence une gestion de l’urgence, tout à fait contre-productive puisqu’il faut attendre que les phénomènes de déprédations arrivent pour comprendre enfin que le loup est présent ! »

Pour l’auteur l’incompétence de l’État est plus qu’édifiante. Dès le début, rien n’a été entrepris de façon sérieuse pour comprendre, expliquer, communiquer et accompagner le retour du loup, auprès des différents acteurs, éleveurs, chasseurs, habitants etc. dans le cadre d’une cohabitation intelligente et réfléchie. Être informé aurait permis et permettrait la prise de responsabilités de part et d’autre, informer impliquant aussi de former des acteurs de terrain à la biologie ou à l’écologie du sauvage, or aucun budget à ce jour ne prévoit ce type de formations.

Merci à Jean- Luc Valérie pour cet ouvrage si nécessaire et qu’il était urgent de proposer au grand public, en ce qu’il nous éclaire sur la complexité présentée par le retour du loup dans nos contrées. L’auteur a bien compris qu’il ne s’agit pas d’être « pro » ou « anti »loup mais que:

« de par ses engagements internationaux, la France se doit de préserver l ‘espèce et que les postures des « anti-loups » sont vaines : il ne disparaîtra pas et il n’y aura pas de zones blanches d’exclusion. A partir de là, il faut avancer et créer un modèle, de cohabitation réfléchie, viable pour lui comme pour vous. »

Annie Aucante
Membre de SOS Massif des Vosges

L’ouvrage est disponible sous forme numérique et papier
La version numérique a été développée pour être accessible à tous! Bonne lecture
Sur la piste du loup en Bretagne version complète auto-éditée
Sur la piste du loup en Bretagne version présentation 22-290

 

A propos de l’auteur : Photographe animalier, auteur de « L’eau de mes terres » (prix Erckman-Chatrian 2009) et de « Le retour du Loup en Lorraine ». Conférencier, blogueur, formateur, auteur occasionnel, il est l’initiateur de « l’Observatoire du loup » et coordinateur du regroupement de bénévoles et de spécialistes dans différents domaines liés à la géographie, le pastoralisme, les statistiques, le naturalisme, l’éthologie, le loup et la recherche d’informations.

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